



PAR PHILIPPE LECLERCQ
PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE, CHRISTOPHE LEFEBVRE et GERARD BANCKART
Dix ans après son titre historique, le RC Lens, relégable à une journée de la fin, est en passe de vivre des heures exceptionnellement difficiles. On ne voit en effet pas comment cette équipe serait soudain capable de changer le cours de choses qui lui échappent depuis tant de temps. Des coups de gueule, il y en a forcément eu hier soir au sortir de ce match, les uns s'intérrogeant sur les responsabilités des autres. Les joueurs sont-ils les seuls coupables de cette galère ? Certainement pas. Cette saison a été ponctuée de trop d'erreurs pour que la faute ne soit pas partagée. Gervais Martel a pensé sauver le navire en appelant Daniel Leclercq pour épauler Jean-Pierre Papin. Il n'y avait pas grand monde alors pour douter qu'il s'agissait là d'un coup génial. Le même coup génial que celui imaginé à l'annonce de la venue de Guy Roux en début de saison. Et pourtant.
Prometteur à ses premières heures, le duo Papin-Leclercq a progressivement perdu de sa force. Les résultats sont là pour en témoigner. Deux décideurs, n'était-ce finalement pas trop pour que les bonnes décisions soient prises ? Probablement. Que vont-ils pouvoir faire pour espérer inverser la tendance sur le fil ? Impossible à dire. Aussi, le stade Bollaert sera-t-il comble samedi prochain pour un dernier espoir. Même infime, il faudra le porter jusqu'au bout, jusqu'à le dernière seconde s'il le faut. S'il est encore temps. Et puis, si Lens doit descendre, c'est qu'il n'aura pas mérité de se maintenir, c'est aussi simple que çà. Il sera alors temps de vider les coeurs, les sacs et peut-être plus encore.
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