Newsletter Actualité

Abonnez-vous gratuitement
Voix du Nord

Actualité Sports

vendredi 09 mai 2008

RACING-CLUB DE LENS - Les dix ans du titre de champion, dans la machine à remonter le temps

Le 9 mai 1998. Dix ans déjà ! À 22 h 15, le Racing était champion de France pour la première fois de son histoire, commencée en 1906. L'année de la Coupe du monde en France, gagnée par les Bleus. Une saison à marquer d'une pierre blanche...

PAR FRÉDÉRIC CAMUS

lens@info-artois.fr En début d'après-midi, nous partons en voiture, direction Auxerre. Avec en tête ce fichu classement. Lens venait d'étriller Bastia une semaine plus tôt et Metz s'était imposé in extremis, 0-1 à Toulouse. Sur la première ligne : Lens, avec 67 points. Juste derrière : les Lorrains, 65 points. Pour les « Sang et Or » de Daniel Leclercq, il faut au moins un match nul, sachant que les Messins de Joël Muller peuvent battre les Lyonnais, sixièmes... Arrivée dans la cité icaunaise. Un bar, pour se désaltérer, le long de l'Yonne. Plein à craquer de supporters lensois grimés, faisant déjà la fête. Photos, discussions, pronostics. Lens sera champion, c'est sûr ! Stade de l'Abbé-Deschamps, antre d'un Guy Roux qui - on ne le savait pas - fera des misères au Racing dix ans plus tard. Interdiction de fouler la pelouse avant la rencontre. Sacrée. Ou alors engrais secret, allez savoir. Sous une température douce, le match commence. Dominé par les Lensois. Bien organisés, ils harcèlent le but de Lionel Charbonnier. C'est pourtant Sabri Lamouchi qui, d'une frappe des vingt mètres, trompe Guillaume Warmuz (14e). Aïe... Les postes de radio crépitent de partout dans les tribunes. Lyon a craqué d'entrée à Saint-Symphorien. Metz mène 1-0 depuis la 4e minute.

Les choses se compliquent mais le Grand Blond reste zen. Son équipe vient d'enchaîner sept victoires : contre Bordeaux (1-0), à Monaco (0-1), face à Paris (3-0), à Metz, le rival (0-2) pour un passage de témoin, devant Rennes (3-0), à Cannes (0-2) et donc face à Bastia (5-1). De quoi rassurer... Deuxième période. Blessé, le gardien bourguignon laisse sa place à Fabien Cool. Débordement de Yoann Lachor, sur le côté gauche. Inspiré, le défenseur latéral décoche une frappe qui file dans le but : 1-1, un résultat qui fait provisoirement les affaires des Lensois. Au coup de sifflet final, sur ce même score, c'est l'explosion de joie ! Les joueurs saluent leurs supporters, les dirigeants courent comme des fous sur la pelouse désormais autorisée, les commerciaux ne savent plus où ils habitent. Tour d'honneur. Une nuit de folie s'annonce... Interviews, compte rendu du match. Puis la route. À Lesquin, les furieux de Bollaert attendent leurs héros. Sikora, Wallemme, Magnier, Déhu, Ziani, Drobnjak, Vairelles et les autres. Dont Lachor, buteur providentiel. Nous approchons de Lens. Il est plus de 2 heures. Les klaxons animent la ville, les projecteurs illuminent Bollaert. Trente mille supporters fêtent le titre de leur équipe.

Pour nous, c'est nuit blanche. Le dimanche, « La Voix » titre Champions en bleu-blanc-rouge, avec « Gus » à la une.

Joueurs et dirigeants remonteront le boulevard Basly, du stade à l'hôtel de ville, où André Delelis se remémore la Libération. Une marée humaine monstrueuse, jaune et rouge, digne d'un événement historique. C'en est un. Sportif et humain. •

Les rédactions de La Voix du Nord
La Voix du Nord

Les autres titres

maville.com Tous les flux RSS d'actualités