



Malgré le terrible enjeu, les Lensois n'étaient pas crispés, comme le souligne Daniel Leclercq : « On avait accompagné les joueurs pour les placer dans les meilleures conditions. Pour cette fin de championnat, il faut garder cet état d'esprit en le renforçant, en se montrant plus pressant et plus réaliste à tous les niveaux. » Entré à la 74e minute, Loïc Rémy estime que tout n'est pas perdu : « Tout n'est pas négatif. D'ailleurs, on méritait mieux au vu de notre emprise sur la rencontre. Maintenant, nous devons gérer cette petite avance au classement. Avec le jeu produit ce soir, cela laisse espérer que nous avons encore des choses à montrer, sans craindre Lille et Bordeaux. » L'attaquant lensois, notre « petite souris » dans le vestiaire après le match, nous rapporte les propos de Jean-Pierre Papin : « Le coach nous a dit avoir bien aimé notre comportement, que nous avions toutes les cartes en mains pour nous en sortir et qu'il ne fallait pas paniquer. » Un sentiment partagé par Gervais Martel, « monsieur y'a-rien-qui-va-mal » : « Nous n'avons pas réussi à marquer mais l'équipe était bien dans l'esprit. La situation est aussi compliquée pour Lens que pour Toulouse et Paris, quand je regarde leur calendrier. Bien sûr on est sur les nerfs mais ça ne sert à rien de nous mettre une pression idiote ou d'avoir la peur du vide. Les gars sont déçus mais ils restent confiants.
» Eric Carrière confirme cette impression : « Ce ne sera pas facile de gagner à Lille mais là-bas nous devrons aborder le match avec la même motivation. On n'est toujours pas relégables. Sur ce que l'on a montré face à Monaco nous pouvons nous maintenir. Quant au public, il est incroyable : il nous suit depuis le début de saison. C'est une véritable région de football ! » A fortiori, qui mérite bien « son » Racing en Ligue 1.
FRÉDÉRIC CAMUS
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET
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