







Gérard Dalongeville avait en effet été jusqu'en 2000 son fidèle directeur de cabinet, L'ombre de son ombre... Mais un clash entre les deux hommes sonne l'heure de la dissidence. Et l'ancien bras droit deviendra, en l'espace de quelques semaines, le pire ennemi du cacique socialiste.
Exclu du PS pour son crime de lèse-patron, Gérard Dalongeville réunira autour de lui une équipe de socialistes ayant eux aussi basculé dans la dissidence face à un Pierre Darchicourt alors taxé d'autocratie et d'omnipotence.
Allié aux Verts, le trublion fera un carton au premier tour avec 35,72 %, la liste PS ne totalisant que 23,84 % des suffrages... et le MNR de Steeve Briois 17,49 %. Au second tour, allié aux indépendants, au PC, au MRC et au PRG (qui avait pourtant supporté Pierre Darchicourt dans la première partie de campagne), Dalongeville triomphe de la triangulaire avec 57,14 % des voix, laissant un PS en pleine déroute loin derrière (23,78 %) et un Briois alors encore sous la barre des 20 points (19,08 %).
Le début de la disgrâce pour Pierre Darchicourt qui, quelque temps plus tard, sera débarqué de la liste régionale du PS.
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