



PAR PHILIPPE BESSIN
lens@info-artois PHOTOS FRÉDÉRIC DOUCHET
L'histoire commence un soir de janvier au restaurant de l'Assemblée nationale. Le député Guy Delcourt sympathise avec un serveur, Alain Thuillier, un « Ch'ti de Douai » qui habite au Plessis-Trévise (Val-de-Marne), commune de 19 000 habitants sur la nationale 4, à l'est de Paris. Alain présente au maire de Lens deux cuisiniers du Palais Bourbon, Alain Gulzyndski et Bruno Massicot, par ailleurs entraîneurs des 13 ans au Football-club du Plessis-Trévise. Ils cherchent une sortie pour leurs jeunes. Ni une ni deux, le Lensois les invite dans le bassin minier. Hier, un car a donc emmené quarante enfants de 9 ans à 13 ans accompagnés de quinze adultes pour une journée marquée par une visite du centre de formation du RCL à Avion, une descente au fond de la mine au centre historique de Lewarde et enfin le Lens-Monaco au stade Bollaert.
Les habitants du Plessis ne voulaient pas arriver les mains vides. Aussi ont-ils organisé un match de gala, le 13 avril, au profit de l'association Neuf de coeur, fondée par Florence et Jean-Pierre Papin pour aider les enfants souffrant de lésions cérébrales. « C'était la première fois qu'on voyait un événement pareil au Plessis-Trévise avec plus de huit cents spectateurs dans le stade », évoque John, 27 ans, entraîneur des poussins dans ce club au maigre budget de 20 000 E dont l'équipe première évolue en première division de district. À l'arrivée, un chèque de 3 500 E qu'il restait à remettre au destinataire.
Malgré un contexte d'avant-match toujours délicat à gérer, l'entraîneur des « Sang et Or » a passé quelques minutes, sur le coup de midi, avec les jeunes à La Gaillette. Sur place, les joueurs qui étaient en pleine mise au vert ont été maintenus à l'écart des regards. Malgré un bras en écharpe, JPP a signé une série d'autographes sur les maillots des enfants et de leurs accompagnateurs. « Ce chèque va nous permettre de soigner trois enfants qui ont des graves problèmes pendant un an. Ces enfants ne sont pas comme vous et ne le seront peut-être jamais », a déclaré Jean-Pierre Papin.
Le groupe a eu droit à la visite d'un Roger Boli toujours aussi populaire et à un film de promotion du Racing-club de Lens et de ses installations. « Ça fait plaisir de voir qu'on peut entrer dans un centre de formation à 14 ans. En plus, on mange et on dort ici. » Sandy, 12 ans, s'y verrait presque... « C'est une ambiance très sympa, on a pu voir JPP, Roger Boli. Ça fait plaisir », savoure Alexandre, 13 ans. Et la journée ne faisait que commencer...
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